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« L'expérience internationale » au service des entreprises privées dans les trajectoires d'insertion professionnelle des diplômés africains de la diaspora : un cas d'observation des diplômés maliens du Maroc et de la France.
Niandou Touré  1@  
1 : Centre population et développement  (CEPED)  -  Site web
Université Paris V - Paris Descartes : EA180, Institut de recherche pour le développement [IRD] : UR196
CEPED - 19 Rue Jacob - 75006 Paris -  France

De plus en plus d'entreprises étrangères implantées dans les pays africains, et spécialisées dans les secteurs des télécommunications, de la banque ou de l'énergie, font appel aux compétences d'un nombre croissant de jeune Africains ayant reçu leur formation dans d'autres régions du monde. Les appels d'offre, souvent ciblés, insistent sur la primauté accordée à cette nouvelle main d'œuvre qualifiée internationale, qui bénéficie en outre d'une ouverture sur le monde qui est attribuée au séjour d'études dans les institutions d'enseignement supérieur de France, du Canada, des Etats-Unis, ou du Maroc, de la Chine, de la Malaisie etc.

Dans la présente communication qui s'appuie sur les matériaux recueillis dans le cadre de ma thèse de sociologie en cours sur les trajectoires scolaires des étudiants maliens au Maroc et en France, j'entends mettre la focale sur les discours et les pratiques dans les trajectoires d'insertion des diplômés maliens formés dans les deux pays précédemment cités. En effet, il ressort de nos entretiens semi-directifs réalisés à Bamako que l'expérience internationale des jeunes Africains socialisés dans d'autres univers, et conscients du caractère connecté du monde d'aujourd'hui, sont régulièrement sollicitées et mises à profit dans les missions qui leur sont confiées lorsqu'ils travaillent pour les entreprises locales ou internationales implantées dans la capitale du Mali. 


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