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La guerre d'Algérie du factuel au fictionnel dans Les Figuiers de Barbarie ( Barzakh, 2010.) de Rachid Boudjedra.
Farid Namane  1, *@  
1 : Ecole doctorale Fernand Braudel
Université de Lorraine
* : Auteur correspondant

Plus d'un demi siècle après la fin de la guerre d'Algérie on assiste toujours à une production littéraire foisonnante qui témoigne que cet événement n'est pas encore épuisé et il continue encore d'alimenter la littérature algérienne d'expression française. Le roman Les Figuiers de Barbarie de Rachid Boudjedra en témoigne par la richesse de ses références à l'histoire mais aussi par l'emploi de citations extraites de livres d'histoire et des écrits des premiers colonisateurs. Suite à cela, la frontière entre la réalité (histoire) et la fiction ( le roman) apparait très étroite au point de se demander sur la véracité des citations et des événements choisis ainsi que sur la fictionalité du roman en général. Comme il l'écrit dans le roman : " tout cela n'a jamais été bien élucidé par l'histoire." [1], on comprend que c'est dans le but de "compléter" l'histoire que l'auteur écrit son roman et ainsi que la majorité des romans algériens évoquant la guerre d'Algérie comme thème principal. Après cela, on s'interroge sur la "valeur" ou la place des témoignages ( citations, références à des événements réels, etc.) dans le roman qui est connu comme une œuvre de fiction. Si, comme l'affirme Gérard Genette: " " le texte de fiction ne conduit à aucune réalité extratextuelle, [et] chaque emprunt qu'il fait ( constamment) à la réalité [...] se transforme en élément de fiction."[2], quelle est donc la valeur et la place de ces éléments d'archive dans le roman Les Figuiers de Barbarie et dans la littérature en général?


[1] Rachid Boudjedra, Les Figuiers de Barbarie, Alger, Barzakh, 2010, p. 79

[2] Gérard Genette, Fiction et Diction, Paris, Seuil, 1991, p. 37.



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