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Madagascar et Mozambique : les réactions différenciées des citadins à la présence d'étrangers dans les capitales nationales
Catherine Fournet-Guérin  1@  
1 : Université de Reims Champagne-Ardenne  (URCA)  -  Site web
Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
9 boulevard Paix - 51097 Reims cedex -  France

A Maputo comme à Tananarive, l'insertion croissante dans des flux mondialisés se traduit dans ces deux capitales d'Afrique méridionale par la présence croissante d'étrangers, précisément en raison du statut de capitale à la fois économique et politique. Qui plus est, les deux pays sont caractérisés par la même situation de capitale de taille importante par rapport aux autres villes et de forte centralisation des activités économiques. Dans ces villes qui font pourtant pas partie des métropoles d'Afrique les plus importantes en terme d'ouverture aux flux mondialisés (économiques, mais aussi religieux, culturels, intellectuels...), on observe l'installation croissante d'étrangers venus du monde entier, en particulier d'Inde, de Chine, du Moyen Orient et d'Europe (dont les ressortissants constituent une catégorie à part en raison des anciens liens coloniaux). La communication examinera la place de ces étrangers en ville, leur insertion spatiale, leurs pratiques de la ville et montrera de quelles manières la société locale les considère, à travers notamment l'accès à l'espace urbain et à ses ressources. Il s'agira de voir dans quelle mesure ces individus d'origine étrangère ont ou non "droit à la ville", entendu dans le sens de droit à se mouvoir dans l'espace public, à fréquenter les lieux de sociabilité, ou encore à accéder à une liberté d'activité ou de déplacement. La comparaison permettra de mettre en évidence des situations fort différentes entre les deux capitales, pour lesquelles des hypothèses d'explication seront proposées.


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