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L'Afrique et la diversification des présences publiques et privées étrangères
Jean-Jacques Gabas  1, *@  
1 : Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement  (CIRAD)  -  Site web
Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement [CIRAD]
42, rue Scheffer 75116 Paris -  France
* : Auteur correspondant

S'il existe en Afrique des acteurs privés et publics historiquement présents de par des liens liés à la colonisation (France, Grande Bretagne, Allemagne) ou en tant que membres du Comité d'aide au développement (OCDE), d'autres ont une histoire et une présence très différentes. Il en est ainsi de certains pays tels que la Chine, active depuis les années 1950 et dont les interventions s'accélèrent depuis 2000. Tout comme le Brésil à une moindre échelle, depuis la présidence de Lula. L'Inde a aussi une longue histoire sur le continent, en Afrique de l'Est en particulier. Ces trois grands acteurs articulent leurs présences publiques et privées selon des modalités en pleine évolution, en raison notamment des transformations politiques internes qu'ils connaissent, mais aussi des changements dans les rythmes de croissance de leur économie. A ce titre, ces trois ensembles nationaux et leurs actions en Afrique nécessitent d'être suivis.

D'autres pays ont une présence plus récente sur le continent. Il en est ainsi de la Corée du Sud, de l'Afrique du Sud (dans ses relations avec les autres pays d'Afrique australe en particulier), mais aussi de la Turquie, du Maroc, du Mexique, des Etats et institutions financières relevant de l'OPEP etc. Ces pays jouent des rôles plus ou moins importants selon les secteurs (bancaire, agricole, industriel, santé, etc.) ; plusieurs sont de plus en plus présents dans la sphère religieuse. Mais ces « nouveaux venus » sont nettement moins suivis et connus, alors qu'ils interviennent et influencent la construction et l'élaboration des politiques publiques au niveau national, mais aussi celles des organisations régionales, telles que la CEDEAO, la CEEAC, etc., ou même continentales (NEPAD).

L'atelier se propose d'accueillir différentes communications présentant l'activité de ces différents pays sur le continent ; il souhaite attirer des présentations insistant notamment :

soit - sur la diversification des coopérations sud-sud, et le contenu de ces coopérations entermes d'objectifs, d'instruments mobilisés,

- sur des expériences de coopérations triangulaires,

- sur les articulations/coopérations/concurrences entre entreprises de pays émergents et entreprises de pays de l'OCDE présentes en Afrique (secteur du pétrole, des mines, des TIC etc.)

- sur l'impact de ces présences sur les choix de politiques publiques dans les Etats d'Afrique

- sur le fonctionnement de fonds de coopération (IBAS par exemple mais aussi la banque des BRICS etc.)

- sur des projets spécifiques qui concernent aussi bien un secteur (bancaire, agricole, militaire, industriel etc.), qu'un programme,

- sur l'évolution des modalités des partenariats publics-privés chez chacun de ces pays émergents,

- (un , soit sur l'évolution des modalités de partenariat (public/privé), soit sur des projets spécifiques, à développer. Toutes disciplines scientifiques en SHS sont attendues.



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