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COSMOPOLITISME MUSICAL RÉALITÉ OU FICTION ?
Anna Cuomo  1@  , Armelle Gaulier  2, *@  
1 : Institut des mondes africains  (IMAF)  -  Site web
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Institut des mondes africains - 9, rue Malher 75004 Paris -  France
2 : Les Afriques dans le Monde  (LAM)  -  Site web
Sciences Po
LAM - IEP de Bordeaux 11 allée Ausone Domaine universitaire 33607 Pessac Cedex France -  France
* : Auteur correspondant

Ce panel propose de mettre à jour et d'analyser les singularités ou les processus de subjectivation (Laplantine, 2007 ; Gaulier, 2014) chez les chanteurs/musiciens africains et leur(s) public(s) depuis les indépendances et jusqu'à aujourd'hui. Autrement dit, nous souhaitons aborder conjointement les stratégies de négociation et de reconnaissance des musiciens africains dans un espace transnational et la réception de ces musiques auprès d'un public « cosmopolitique ». L'intérêt ici n'est ni de traiter d'un étouffement présumé des musiciens africains dans une situation cosmopolitique globalisée, ni d'expliquer les créations musicales par la simple évocation d'un contexte qui serait cosmopolitique. L'objectif est de chercher à comprendre empiriquement, comment se construit ce cosmopolitisme musical. Dans un article paru en 2007, Martin Stokes par exemple définissait ce phénomène "par le bas" en montrant la manière dont : " les gens ont adopté dans des endroits et des moments précis la musique des autres, et ce faisant, ont permis aux styles musicaux et aux idées musicales, aux musiciens et aux instruments de musique de circuler (mondialement) de façons particulières. (...) Cela remet les dynamiques humaines d'agencement et de créativité sur le devant de la scène et nous permet de penser la musique comme un processus de fabrique des « mondes »“ [1].

Autrement dit, comment des cosmopolitismes musicaux se construisent ou se sont construits ? Par quelles dynamiques d'appropriation, quelles influences ? Quels canaux de diffusion (internet, télévision, circulations ou migrations internationales) ont favorisé leurs circulations, à quelles fins ? En quoi et comment la création musicale permet de dépasser un rapport global/local et de jouer sur des échelles multiples ? Enfin, en quoi ce cosmopolitisme peut-il être vecteur d'une subjectivation politique ? Quels imaginaires et symboliques émergent ou circulent à travers ces musiques (Gilroy, 2010) ?

Deux thèmes sont proposés :

- Création et marché. Des stratégies de création et d'appropriation musicale : comment négocier avec les lois des marchés de la musique?

- Circulation et réception de la musique. Publics locaux et en diaspora : quelle réception, par quels publics, dans quels contextes la musique se diffuse et s'apprécie?



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